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Vidéo Le point sur les marchés : Les bénéfices des entreprises résistent aux tensions géopolitiques

  • 2 juillet 2026

Ces derniers mois nous rappellent, une fois de plus, à quel point les marchés évoluent dans un environnement en constante mutation. Les événements se succèdent rapidement, mais tous n'ont pas le même impact sur les perspectives économiques et financières. Les marchés ont dû composer avec de nouvelles tensions géopolitiques et une dynamique toujours très forte autour de l'intelligence artificielle.

Dans cette vidéo, nous revenons sur la remarquable résilience des marchés financiers, sur le rôle de la technologie et sur l’incertitude entourant la future politique de taux d’intérêt.

Découvrez notre analyse en vidéo ou lisez la transcription ci-dessous. Cette vidéo a été enregistrée le 29 juin 2026.

La solidité des résultats d'entreprise soutient les marchés

Difficile d’affirmer aujourd’hui avec certitude que la guerre entre les États-Unis et l’Iran est vraiment derrière nous, mais les discussions vont bon train et semblent prendre la bonne direction. Les marchés ne s’y sont pas trompés et ont été soutenus par ces négociations.

Au-delà du drame humain, cette guerre a aussi eu des conséquences économiques. Le blocus du détroit d’Ormuz a en effet perturbé l’approvisionnement mondial en énergie, faisant grimper les prix du pétrole. Les craintes d’inflation ont également refait surface, et les prévisions de croissance économique ont été revues à la baisse.

Cela a généré de la volatilité sur les marchés, mais sans pour autant provoquer de véritable correction boursière. Et c’est un élément qui mérite qu’on s’y attarde. Les marchés ont clairement anticipé une désescalade assez rapide, ils ont très vite et largement compensé leur baisse initiale. Cela montre, une fois de plus, à quelle vitesse les marchés s’adaptent, et combien il est dangereux de tirer des conclusions prématurées.

Pourquoi les marchés ont-ils si bien résisté ? Une fois de plus, les entreprises ont joué un rôle crucial. Leurs résultats du trimestre écoulé ont globalement été meilleurs que prévu, notamment aux États-Unis, et les perspectives de bénéfices restent particulièrement robustes. Une croissance moyenne de 22 % du bénéfice par action est attendue pour le S&P 500. Ce sont là, une fois encore, des chiffres remarquables.

De plus, cette croissance des résultats du dernier trimestre a concerné un large éventail de secteurs. Outre le secteur technologique, les entreprises du secteur des matières premières, des services de communication et les institutions financières ont également affiché de solides performances. Les perspectives restent, elles aussi, plutôt positives. Même la guerre au Moyen-Orient n’a pas suffi à entamer cet optimisme.

En Europe, la croissance des bénéfices a été beaucoup moins généralisée. Pour les entreprises du Stoxx Europe 600 au dernier trimestre, elle s’est établie à 11 % et venait surtout des secteurs de l’énergie et de la finance. La croissance attendue des bénéfices pour 2026 est estimée à 12 %.

Comment les marchés ont-ils réagi au deuxième trimestre ? Les marchés émergents ont affiché les meilleures performances, suivis par le Japon et les États-Unis. L’Europe est à nouveau restée à la traîne.

Revenons sur la performance des marchés émergents. Celle-ci était particulièrement concentrée : une grande partie du rendement provenait de trois entreprises de puces liées à l’intelligence artificielle, situées à Taïwan et en Corée du Sud : TSMC, Samsung Electronics et SK Hynix.

 

Évolution des principaux indices boursiers en euros

Depuis 1/1/2026, en euros

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  • Europe
  • États-Unis
  • Marchés émergents
  • Japon

Les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs. • Source : Solactive via Macrobond

Cela nous mène naturellement au grand thème de l’année : la révolution que l’intelligence artificielle provoque dans le secteur technologique, et au-delà.

La technologie et l’IA restent des moteurs de croissance

Le secteur technologique continue de tirer profit de la révolution de l’intelligence artificielle, et ce, pour de plus en plus d’entreprises. En effet, l’IA ne repose pas uniquement sur les logiciels. Derrière chaque application se cache toute une chaîne de fabricants de puces, de centres de données, de fibres optiques, d’infrastructures énergétiques et d’automatisation. C’est ce que nous appelons « la nouvelle industrie ».

Les attentes en matière d’intelligence artificielle restent donc particulièrement élevées, pour toute une série de secteurs. Et pour l’instant, la plupart des entreprises parviennent à répondre à ces attentes. Leur chiffre d’affaires progresse fortement, leurs bénéfices augmentent en parallèle et leurs perspectives restent favorables. Les niveaux actuels des marchés reposent donc, pour l’instant, sur des bases solides, les marchés et les bénéfices progressant au même rythme.

Les bénéfices boursiers suivent l'évolution des cours des actions des acteurs du secteur de l'IA

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  • S&P 500
  • Bénéfice par action attendu à 12 m
  • Ratio cours/bénéfice attendu sur 12 m

Les performances passées ne garantissent pas les résultats futurs. • Source : S&P Global via Macrobond

Comme toujours, la vigilance reste de mise. Les attentes restent élevées, et les entreprises doivent continuer à faire leurs preuves. Ces dernières semaines, nous observons aussi davantage de nervosité, avec l’annonce d’importants investissements dans l’IA lors de la publication des résultats des entreprises. Comment ces investissements seront-ils financés ? La croissance de leurs revenus restera-t-elle suffisamment soutenue ? Et leur taux d’endettement ne va-t-il pas augmenter de manière excessive ? Ces questions sont légitimes et pourraient encore entraîner quelques fluctuations dans les prochaines semaines. Mais au vu des chiffres actuels, la confiance des investisseurs dans ce secteur semble justifiée.

Les introductions en bourse profitent d’un climat favorable

Le climat positif autour de la technologie et de l’intelligence artificielle crée également des opportunités pour les entreprises qui souhaitent lever des capitaux.

La récente introduction en bourse de SpaceX a battu tous les records. Elon Musk a ainsi levé plus de 75 milliards de dollars. OpenAI et Anthropic préparent également leur introduction en bourse.

Mais pourquoi ces introductions en bourse sont-elles si importantes ? Tout d’abord, il s’agit d’opérations de grande envergure. Les levées de fonds de ces trois entreprises représentent ensemble environ 275 milliards de dollars. Mais par rapport à la valeur totale du marché boursier américain, cela reste modeste. À titre d’exemple, l’introduction en bourse de SpaceX ne représente que 0,1 % du marché boursier.

Un autre facteur est plutôt de nature technique : les grandes entreprises qui font leur entrée en bourse seront, à terme, intégrées dans des indices boursiers importants, tels que le Nasdaq et peut-être aussi le S&P 500. Cette intégration pourrait soutenir temporairement le cours des actions de ces entreprises. Et si, à long terme, ces trois introductions en bourse sont effectivement couronnées de succès, cela pourrait avoir un effet positif sur le secteur de l’IA, voire sur le reste de la bourse américaine.

À court terme, les introductions en bourse peuvent insuffler une nouvelle dynamique au marché. Mais la bourse est exigeante : les entreprises doivent continuer à faire leurs preuves, à afficher une croissance constante de leurs bénéfices et à offrir des perspectives crédibles et attractives. Sinon, l’enthousiasme risque de s’estomper rapidement.

Tous les regards sont tournés vers le nouveau président de la Fed

En tant qu’investisseur, nous continuons à suivre de près les taux d’intérêt. En effet, ceux-ci influencent tant l’économie que les marchés financiers. Pour les entreprises qui investissent massivement dans l’intelligence artificielle, par exemple, le coût du financement est un facteur important. Il en va de même pour les ménages ayant contracté un prêt immobilier. Et sur les marchés boursiers, on constate que la hausse des taux d’intérêt pèse généralement sur les valorisations boursières.

Pour l'instant, l'évolution des taux d'intérêt reste incertaine.

Taux directeur de la Fed et évolution de l'inflation

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  • Inflation
  • Intérêt

Source : U.S. Bureau of Labor Statistics (BLS), Federal Reserve, CME Group via Macrobond

Au début de l’année, la plupart des analystes partaient du principe que la banque centrale américaine, la Fed, allait encore baisser son taux directeur, car l’économie semblait ralentir. Mais entre-temps, certains signes indiquent que le marché du travail reste étonnamment solide, et cette contradiction ne facilite pas la tâche de la Fed.

De plus, la guerre entre les États-Unis et l’Iran a bien sûr considérablement compliqué la situation. Avec la hausse des prix du pétrole, l’inflation est également redevenue un sujet de préoccupation. La Fed doit donc trouver un équilibre délicat : soutenir l’économie, sans laisser l’inflation repartir trop fortement. La question est donc la suivante : qu’est-ce qui pèsera le plus dans la balance ? L’inflation ou l’économie ?

À cela s’ajoute l’arrivée d’un nouveau président de la Fed : Kevin Warsh. Il était initialement connu pour être favorable à une baisse des taux d’intérêt, notamment parce qu’il s’attendait à ce que l’IA puisse, à terme, atténuer la pression sur les prix. Mais la guerre et la hausse des prix du pétrole rendent aujourd’hui ce raisonnement moins évident.

Lors de sa première réunion en tant que président de la Fed, en juin, Kevin Warsh a, comme prévu, laissé les taux inchangés. Mais le ton s’est fait plus prudent. La Fed tient clairement compte de la hausse des chiffres de l’inflation, ce qui rend plus envisageable une hausse des taux plus tard dans l’année.

Le nouveau président n’a d’ailleurs pas souhaité donner d’estimations concernant l’inflation. Ce nouveau style de communication pourrait entraîner un peu plus d’incertitude à court terme.

En Europe, la Banque centrale européenne a relevé ses taux d’intérêt en juin, comme prévu. La hausse des prix de l’énergie pèse davantage sur les perspectives d’inflation, ce qui amène les marchés à anticiper une nouvelle hausse des taux cette année.

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“Cette publication est réalisée et diffusée par Delen Private Bank SA. Son contenu est fourni à titre informatif uniquement. Il ne constitue ni un conseil en investissement personnalisé, ni une recommandation d’investissement, ni une analyse financière indépendante.

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Tout investissement comporte des risques. Les performances passées ne constituent pas un indicateur fiable des performances futures.

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