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« J’ai grandi avec la Banque, comme elle a grandi avec moi »

France Radart – Operations

  • 10 avril 2026
  • Delen et ses collaborateurs

Delen Private Bank connaît une croissance rapide. Et même si l’on prête souvent beaucoup d’attention aux chiffres, les personnes qui composent l'organisation sont tout aussi importantes. Une gestion réfléchie de votre portefeuille, le traitement efficace d'une donation, des nouvelles fonctionnalités sur l'application Delen : cette expérience client unique n'est possible que grâce au dévouement de nos collaborateurs à l’avant de la scène, et aussi en coulisses. Le succès de Delen s'écrit chaque jour grâce à eux.

En 2026, Delen Private Bank fête ses 90 ans. L’occasion de donner la parole à celles et ceux qui ont vu la Banque se transformer de l’intérieur. Parmi eux, France Radart, l’une de nos plus anciennes collaboratrices, raconte son parcours et une époque révolue… et tout ce qui, malgré les changements, n’a jamais vraiment changé : la confiance, l’autonomie et le pragmatisme. Au sein du service Operations, elle veille au bon déroulement des paiements et à la réconciliation des comptes entre contreparties. Un rôle clé, où il faut comprendre vite et agir juste.

Quel souvenir précis as-tu de ton arrivée chez Delen ?

Mes débuts chez Delen ont été un peu improbables ! À l’été 1984, j’ai remplacé une employée pendant ses vacances pour encoder les transactions de bourse. Je n’oublierai jamais mon premier jour : j’étais assez stressée – au point de me présenter habillée avec un gros pull en laine en plein mois de juillet – très jeune et sans aucune connaissance financière particulière.

Peu après ce job d’étudiant, Jacques Delen m’a proposé d’intégrer l’équipe qui ne comptait que quelques employés. Nous étions installés dans un petit bureau sombre au rez-de-chaussée de la maison familiale. Je garde d’excellents souvenirs de cette période en très petit comité.

Tu as donc appris le métier sur le terrain ?

Oui, absolument ! Je suis de nature assez débrouillarde, mais d’emblée, Jacques m’a prise sous son aile et m’a appris les différentes facettes du métier. À la fois ferme et humain, Jacques était un professeur remarquable.

Deux ou trois ans après mon arrivée, il m’a proposé de l’accompagner à la Bourse de Bruxelles pour y passer les ordres des clients. J’étais hyper enthousiaste de pouvoir découvrir comment les transactions se passaient concrètement. Avec le recul, la scène était aussi comique que surréaliste : comme il était – et est toujours – de nature plutôt pressée, il ne marchait pas, il courait. Et moi, je le suivais avec mes petits carnets, en courant derrière lui (rire).

Après l’avoir accompagné quelques fois, un jour il me lance : « Dis France, je pars à l’étranger la semaine prochaine. Tu devras aller déposer les ordres seule. Tu vas gérer ! » J’étais terrifiée, mais j’en conviens : c’était une méthode d’apprentissage efficace et une très belle marque de confiance ! À cette époque, tout semblait possible, car il y avait très peu de réglementations et de procédures.

La Bourse de Bruxelles, c’était vraiment une autre époque ?

Complètement ! Et j’adorais y aller, j’y ai vécu des moments incroyables. Quand nous nous y rendions, le coffre de la voiture était rempli des titres que nous avions vendus quelques jours auparavant et que nous devions livrer physiquement. Les agents de change se tenaient au centre de la salle – dans la corbeille – les ordres étaient notés à la craie sur un tableau et parfois, on s’enfermait dans de petites cabines téléphoniques afin de recevoir les derniers ordres à transmettre. Il régnait une ambiance électrique, presque théâtrale ! On repartait ensuite avec nos valises remplies des titres achetés peu avant. Et j’entends encore le père de Jacques nous dire avec bienveillance « N’oubliez pas de bien fermer le coffre de la voiture ! »

Sur quarante ans de carrière, tu as sûrement de nombreuses anecdotes ?

Oh oui ! Ces moments ont façonné ma manière de travailler. N’ayant pas d’expérience professionnelle antérieure, je passais beaucoup de temps à observer et analyser. Jacques était d’un naturel prudent. Il était déjà obsédé par la sécurité informatique : il faisait trois back-ups par jour sur des disquettes, qu’il fallait ensuite sécuriser dans différents endroits pour limiter les risques de perte ou de vol. Avec le regard d’aujourd’hui, cette gestion du risque peut paraître rudimentaire, mais à vrai dire, elle était assez visionnaire.

Bien évidemment, il y a eu des situations critiques, comme lors du krach boursier de 1987, par exemple. J’étais justement à la Bourse avec Jacques. L’atmosphère était lourde, mais il avait cette capacité à garder son calme et à faire preuve de sang-froid.

L’incendie de la Bourse en 1990 a aussi marqué un tournant : il a mis fin à toute une époque, car les transactions ont ensuite été automatisées. Jacques m’a proposé d’aller voir les lieux une dernière fois après l’incendie. Passionné d’architecture, il en a profité pour me faire une visite guidée de Bruxelles. Il a toujours aimé transmettre ses connaissances. Son enthousiasme est aussi très communicatif, ce qui est très inspirant.

Comment ta fonction a-t-elle évolué au fil de ta carrière ?

J’ai grandi avec la Banque et les projets opérationnels successifs. Je me suis toujours occupée de la réconciliation des comptes auprès des contreparties. L’informatique a énormément évolué, nous permettant de gagner en efficience. L’arrivée de la gestion discrétionnaire centralisée dans les années 1990 a aussi grandement facilité notre travail au quotidien.

La Banque a aussi beaucoup grandi au cours des dernières décennies. J’ai donc été impliquée dans de grands projets d’intégration lors d’acquisitions. Ce furent des défis opérationnels passionnants qui ont requis beaucoup de rigueur, d’analyse et d’expertise, et créé de très beaux moments d’équipe.

Mais au quotidien, ce que j’aime, c’est automatiser ce qui peut l’être et résoudre des problèmes : comprendre, analyser, tirer les leçons et éviter d’éventuels incidents similaires. Cette recherche de l’amélioration continue est un vrai catalyseur pour moi qui ai parfois beaucoup d’énergie à revendre.

Quelles sont tes autres qualités ?

Je suis assez créative dans la recherche de solutions. J’aime l’efficacité et le pragmatisme – deux valeurs chères à Delen. J’ai aujourd’hui 62 ans alors que l’IA est en plein essor. C’est très certainement un outil magnifique pour automatiser des tâches répétitives et dégager du temps pour d’autres projets avec une réelle valeur ajoutée. Et comme les lignes sont très courtes entre les départements Operations et IT, nous pouvons facilement bénéficier des conseils avisés de nos collègues informaticiens.

Par contre, j’aime aussi que les choses avancent vite et je ne fais pas toujours dans la dentelle. C’est pourquoi mes collègues m’ont surnommée « Rambo » (rire). Cela ne m’empêche pas d’avoir d’excellentes relations avec eux. Certains sont là depuis plus de 20 ans, et l’un de mes plus anciens collègues était d’ailleurs le parrain de mon fils. Récemment, nous venons d’accueillir le fils d’un autre collègue – une belle continuité. J’ai aussi beaucoup de plaisir à travailler avec les jeunes.

Justement, quels conseils donnerais-tu aux jeunes qui intègrent le monde du travail ?

Avec plus de 40 ans d’ancienneté, j’en ai quelques-uns (rire). Parmi les principaux :

  • Foncez, saisissez les projets qui vous intéressent et proposez vos idées, si vous en avez la liberté et l’autonomie. C’est très formateur, car cela permet d’apprendre à mieux se connaître et de gagner en assurance.
  • Apportez des solutions, ne vous focalisez pas trop longtemps sur les problèmes. C’est beaucoup plus constructif, inspirant, et cela crée une énergie collective positive !
  • Allez vers les autres, socialisez au maximum, dans les couloirs au bureau, à la cantine, à la machine à café… Comprendre qui fait quoi et apprendre des autres, c’est un atout énorme.

Nous sommes sans cesse à la recherche de nouveaux talents !

Envie de rejoindre la Banque ? Consultez nos offres d'emploi sur notre page Internet. Rien trouvé qui corresponde à votre expertise ? Envoyez-nous une candidature spontanée – CV et lettre de motivation – à l’adresse hr@delen.bank. Nous vous contacterons rapidement !

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