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J’essaie d’aider les personnes autour de moi à progresser

Florent Van Aubel, Business Developer

  • 9 octobre 2026
  • Delen et ses collaborateurs

Delen Private Bank connaît une croissance rapide. Et même si l’on prête souvent beaucoup d’attention aux chiffres, les personnes qui composent l'organisation sont tout aussi importantes. Une gestion réfléchie de votre portefeuille, le traitement efficace d'une donation, des nouvelles fonctionnalités sur l'application Delen : cette expérience client unique n'est possible que grâce au dévouement de nos collaborateurs à l’avant de la scène, et aussi en coulisses. Le succès de Delen s'écrit chaque jour grâce à eux.

Florent van Aubel connaissait les règles du jeu, la pression des grands rendez-vous et le chemin jusqu’au plus haut niveau. Puis il a changé de terrain. Après les Red Lions, il rejoint Delen Private Bank aux Pays-Bas et découvre un univers bien différent de celui qui l’accompagne depuis l’enfance. Une nouvelle étape qu’il aborde sans laisser derrière lui tout ce que les précédentes lui ont appris.

Florent, comment te définirais-tu aujourd’hui ?

Je suis d’abord un fils, un mari, un frère et, depuis peu, un père. Et puis, évidemment, je suis aussi un athlète. Le hockey est entré dans ma vie lorsque j’avais quatre ans et ne m’a plus quitté depuis. Il a rythmé mon enfance, façonné mon caractère et m’a mené jusqu’au plus haut niveau. Mais lorsqu’on me demande qui je suis, je commence par ceux qui comptent pour moi.

Avec le recul, je mesure mieux tout ce que mon parcours doit à ceux qui m’ont accompagné. J’ai grandi à Gand, mais entre 12 et 17 ans, je jouais à l’Orée, à Bruxelles. Quatre fois par semaine, ma mère venait me chercher à l’école et m’emmenait à l’entraînement. Les devoirs se faisaient dans la voiture. Pendant que je jouais, elle travaillait, faisait les courses ou attendait simplement que j’aie terminé avant de reprendre la route. À l’époque, cela me paraissait presque normal. Aujourd’hui, je réalise l’ampleur de tout ce que mes parents ont fait pour moi.

Devenir père à mon tour donne une autre résonance à ces souvenirs. La paternité m’amène à regarder autrement ce que j’ai moi-même reçu et redessine peu à peu mes priorités. J’aime représenter ma vie sous la forme de trois cercles : ma famille, le hockey et mon travail. Leur taille évolue au fil des périodes et des priorités. Quand l’un prend plus de place, les autres doivent parfois en céder un peu. Et quand les trois deviennent trop grands en même temps, je sais qu’il est temps de retrouver un équilibre. Le hockey, lui, n’a pas disparu. J’ai quitté les Red Lions, mais continue à jouer à Pinoké, à Amsterdam, où je vis aujourd’hui. Une « bulle magique », comme je l’appelle, que je tiens à préserver. Mes priorités ont changé. Mais je reste un athlète.

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Comment as-tu vécu ce nouveau départ après les Red Lions ?

J’avais anticipé la fin des Red Lions. Six mois avant les Jeux de Paris, je savais déjà qu’ils seraient mes derniers. Le choix s’était imposé naturellement. Pour moi, la boucle était bouclée. J’avais tout gagné, mais surtout, j’avais tout vécu. Après Paris, je me suis accordé quelques mois pour réfléchir à la suite. Je n’ai jamais eu ce moment où je me suis dit : qu’est-ce que j’ai fait, je veux revenir.

Le vertige vient plutôt d’ailleurs. Quitter un monde que je maîtrisais pour entrer dans un autre où presque tout restait à apprendre. Après des années où les gestes, les codes et les décisions étaient devenus instinctifs, je retrouve soudain la place du débutant. Dans le hockey, j’avais énormément d’expérience. Je savais ce que je faisais. Et tout à coup, je me retrouvais presque en bas de l’échelle. Il fallait apprendre, poser beaucoup de questions, accepter de ne pas comprendre certaines choses. Mais loin de me déplaire, recommencer réveille quelque chose de familier – le plaisir de progresser.

Je me méfie d’ailleurs du raccourci qui voudrait qu’un sportif de haut niveau soit naturellement armé pour réussir dans le monde de l’entreprise. Le hockey m’a donné de précieux soft skills – travailler en équipe, gérer la pression, persévérer, communiquer, me remettre en question. Mais il ne m’a pas appris un nouveau métier. Les hard skills, elles, restent à acquérir. Le hockey m’a certainement ouvert des portes. Mais une fois qu’elles sont ouvertes, c’est à moi d’écrire la suite.

Qu’est-ce qui t’a donné envie de rejoindre Delen ?

J’ai étudié la communication à la VUB, en parallèle du hockey, qui occupait déjà une place considérable dans ma vie. À l’époque, les deux avançaient côte à côte, même si le sport rythmait une grande partie de mon quotidien. Je savais qu’un jour, un autre chapitre professionnel s’ouvrirait, sans pour autant savoir quelle forme il prendrait. Je n’avais ni trajectoire définie ni métier précis en tête.  Si la suite restait encore à écrire, certains univers m’étaient pourtant déjà familiers. Delen en faisait partie. Le hockey m’en avait fait croiser le nom, mais aussi quelques visages. Je connaissais la Banque de loin. Restait à découvrir ce qui se cachait derrière.

Dès les premiers échanges, ce sont surtout les personnes qui me marquent. Je découvre des interlocuteurs ouverts et bienveillants, attentifs autant à mon parcours qu’à la personne que je suis. Très vite, je me rends compte que c’est un environnement dans lequel je me sens bien. Aux Pays-Bas, cette première impression se confirme. Je rencontre ceux qui pourraient bientôt devenir mes collègues et me surprends déjà à me projeter parmi eux.

À cette dimension humaine s’ajoute quelque chose qui m’est familier – le mouvement. Une banque qui grandit, des projets qui se construisent, un environnement où chacun peut encore avoir un impact visible. Il se passe beaucoup de choses, c’est stimulant. Après des années scandées par les entraînements, les compétitions et toujours un nouvel objectif à atteindre, je me vois mal évoluer dans un environnement figé.

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Quelle place as-tu trouvée chez Delen ?

Pour répondre, je reviens au hockey : un milieu de terrain. Celui qui fait le lien entre la défense et l’attaque, qui lève les yeux, lit le jeu et cherche instinctivement à mettre les autres dans les meilleures conditions. Chez Delen, le terrain est différent, mais ce réflexe n’est jamais très loin. Dans mon rôle de Business Developer aux Pays-Bas, je fais là aussi le lien. Je développe de nouvelles relations, en prenant le temps de comprendre le parcours, les projets et les besoins des personnes que je rencontre. Je travaille ensuite en étroite collaboration avec les banquiers pour construire et entretenir ces relations dans le temps. C’est cette dimension humaine que j’aime particulièrement. J’ai toutefois dû m’habituer à un tout autre rythme. Au hockey, une erreur peut mener à un but deux secondes plus tard. Ici, une personne rencontrée aujourd’hui ne deviendra peut-être cliente que dans un an. Après une vie sportive où chaque action appelait une réaction immédiate et où le résultat s’affichait au coup de sifflet final, j’apprends une autre forme de patience : celle des relations qui se construisent avec le temps.

Mais ce qui définit peut-être le mieux la place que j’ai trouvée chez Delen dépasse le cadre de ma fonction. Au fil des mois, j’ai commencé à réfléchir à la manière dont je pouvais faciliter le suivi des différents contacts. J’ai donc créé, de ma propre initiative, un dashboard qui rassemble les personnes à rappeler, les derniers échanges, les prochaines étapes et les informations utiles pour préparer le contact suivant. C’est un outil très concret, que je continue aujourd’hui à alimenter et à faire évoluer. J’y consacre régulièrement du temps pour garder une vue d’ensemble, identifier les prochaines actions et m’assurer que les informations utiles sont facilement accessibles. Au fond, ce n’est qu’un fichier Excel, mais il reflète assez bien ma manière de fonctionner. Je me pose souvent cette question : comment puis-je aider les personnes autour de moi à progresser ? Si les personnes avec lesquelles je travaille progressent et que j’ai pu y contribuer, c’est aussi une réussite pour moi. C’est peut-être là que je retrouve le mieux mon rôle de milieu de terrain. Être au milieu ne signifie pas être au centre, mais trouver sa place en aidant les autres à prendre pleinement la leur.

Qu’est-ce qui fait qu’un groupe de talents devient une véritable équipe ?

Il faut remonter à 2015. Shane McLeod venait de prendre la tête des Red Lions. Dans nos clubs respectifs, beaucoup d’entre nous étaient des leaders, parfois ceux autour desquels toute l’équipe se construisait. Lors de l’une de ses premières réunions, le coach néo-zélandais avait résumé le défi qui nous attendait : « Vous êtes toutes des étoiles. Il nous reste à former une constellation. » Quelques mots qui, pour nous, allaient tout changer. Nous avons alors entrepris un travail très précis sur les rôles de chacun.

Nous avons mis à plat nos forces, nos faiblesses et nos responsabilités. Nous étions tous très forts individuellement. Mais cela ne suffisait pas. Il fallait comprendre comment toutes ces forces pouvaient fonctionner ensemble. Le défi n’était donc plus d’additionner les qualités individuelles, mais de les rendre complémentaires. Comprendre les automatismes des autres. Savoir qui prendrait l’initiative dans telle situation, qui prendrait le relais dans telle autre. Et accepter qu’une équipe puisse parfois gagner précisément parce que l’un d’entre nous choisissait de ne pas tout faire lui-même. Des années plus tard, la phrase de Shane McLeod me reste en tête. Réunir des talents est une chose. Les faire jouer ensemble en est une autre.

Parmi toutes les leçons apprises avec les Red Lions, laquelle t’accompagne encore aujourd’hui ?

Étonnamment, je ne choisis pas une victoire. Avant les Jeux olympiques de Rio, nous disputons un match contre l’Angleterre. J’estime subir une faute qui n’est pas sifflée. La frustration prend le dessus, j’adresse un geste sarcastique à l’arbitre. Carton jaune. Nous finissons par perdre. Je l’ai très mal vécu. Ce qui me ronge surtout, ce n’est pas d’avoir commis une erreur, mais d’avoir laissé mes émotions peser sur toute l’équipe. Quand ton erreur ne concerne que toi, c’est une chose. Quand elle peut avoir un impact sur tout le groupe, c’en est une autre.

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Après le match, Shane McLeod nous réunit. Physiquement, techniquement, tactiquement, il nous sait prêts. Son inquiétude est ailleurs : que se passerait-il si, sous la pression des Jeux, quelque chose ne se déroulait pas comme prévu ? Nous commençons alors à préparer ce qui, par définition, ne se prévoit pas. Être menés à la mi-temps. Jouer en infériorité numérique. Subir une décision arbitrale frustrante. Devoir marquer dans les dernières minutes. Nous avons imaginé tout ce qui pourrait mal tourner et comment y faire face. Quelques mois plus tard, en quart de finale des Jeux de Rio, nous rentrons au vestiaire menés 1-0 par l’Inde. Cette fois, la situation nous est familière. Nous l’avons déjà jouée – pas sur le terrain, mais dans notre tête. Nous avions déjà réfléchi à ce scénario et savions ce qu’il fallait faire. Le coach n’avait presque plus besoin de parler. Nous avons renversé le match. Nous sommes allés jusqu’en finale et avons décroché l’argent, la première médaille olympique de notre histoire.

Entre la carte jaune contre l’Angleterre et ce quart de finale à Rio, quelque chose a changé. Une erreur que j’avais eu tant de mal à accepter est devenue le point de départ d’une autre manière d’aborder l’imprévu. Le réflexe ne m’a jamais quitté. Face à une situation inattendue, je commence par remettre les faits dans l’ordre, distinguer ce qui dépend de moi de ce qui m’échappe, puis identifier la prochaine action possible. Avec le temps, j’ai compris qu’il était impossible de tout prévoir. Tu ne peux pas prévoir tout ce qui va arriver. Mais tu peux réfléchir à la manière dont tu veux réagir quand quelque chose ne se passe pas comme prévu.

Nous sommes sans cesse à la recherche de nouveaux talents !

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