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Derrière la scène, là où naît un danseur

  • 2 juin 2026
  • Ambassadeurs sportifs

Sur scène, tout semble fluide. Le geste est juste, le saut maîtrisé, l’équilibre parfaitement tenu. En quelques instants, la performance donne l’impression d’une évidence, presque naturelle. Pourtant, l’excellence ne naît pas sous les projecteurs. 

À quinze ans, Jetro Thijs, élève à la Mosa Ballet School à Liège, en a déjà fait l’expérience. En février dernier, il remporte le Prix de Lausanne — un moment suspendu, fruit de nombreuses heures de travail invisibles. Derrière cet instant de grâce, il y a la répétition, les corrections reprises sans relâche, la fatigue, la discipline, mais aussi la patience. Comme pour ses camarades à la Mosa Ballet School, il s’agit d’un parcours exigeant, construit pas à pas, que Delen Private Bank soutient à travers son engagement envers l’institution. 

Une vocation avant un projet

Avant de devenir un objectif structuré, la danse est souvent une intuition, une évidence presque physique qui s’impose très tôt, sans réflexion particulière. Pour Jetro Thijs, elle prend la forme d’une inspiration simple. Sa sœur danse, il observe, et l’envie naît. Très vite, le mouvement s’installe — avant même les premiers cours, avant toute idée de technique ou de discipline. « Chez ma grand-mère, après l’école, j’enfilais mon tutu et je me mettais à danser. J’avais toujours beaucoup d’énergie… il fallait que ça sorte. »

Plus tard, il intègre une structure plus formelle à Bilzen, où les cours ont lieu dans le gymnase de son école. La danse est d’abord un exutoire. Puis les cours, les professeurs et les premières expériences de scène viennent progressivement structurer cette pratique, jusqu’à ce que le plaisir se transforme en engagement. 

La précision du quotidien

Si l’impulsion est instinctive, sa transformation en excellence repose sur une construction bien plus rigoureuse. À la Mosa Ballet School, ses semaines s’organisent autour d’une vingtaine d’heures de cours. Le reste se joue ailleurs. « J’arrive toujours un peu plus tôt pour m’échauffer. Après les cours, je m’étire longtemps. Et souvent, je refais les variations dans ma tête, surtout quand on m’a indiqué une correction importante. » Des gestes simples, répétés, parfois seul dans une salle déjà vide, parfois tard le soir. Rien de spectaculaire — mais indispensable. À mesure que le niveau s’élève, l’apprentissage change. « Aujourd’hui, je cherche surtout à sentir pourquoi un mouvement passe, et pourquoi un autre résiste », confie Jetro. Ajuster, recommencer, affiner un détail — jusqu’à ce que le geste tombe juste. 

Mosa - Jetro Thijs - 1

Le temps long comme discipline

Dans la danse, la progression ne suit jamais une trajectoire linéaire. Le corps impose ses limites, et celles-ci deviennent partie intégrante du parcours.  « Une douleur à la hanche s’est installée pendant ma préparation au Prix de Lausanne », raconte Jetro. Plutôt que de s’arrêter net, il adapte son travail : échauffements plus précis, attention accrue aux signaux du corps, accompagnement par un kinésithérapeute. Après la compétition, ses professeurs ont insisté sur la nécessité de lui accorder du repos, conscients, au regard de leur expérience, qu’il s’agissait de la meilleure manière de préserver la suite de sa formation. « C’était compliqué de m’arrêter, » confie‑t‑il. « Mais avec le recul, j’ai le sentiment de revenir plus fort, physiquement et mentalement, et surtout de prendre encore plus de plaisir sur scène. » Une pause qui lui a permis de récupérer, mais aussi d’affiner son écoute du corps et d’en comprendre les fragilités. Ces moments de ralentissement font pleinement partie du parcours.

Se construire au contact des autres

Si une grande part du parcours se construit dans un dialogue constant avec soi-même, il se nourrit aussi de la présence des autres. Le monde du ballet est souvent perçu comme profondément compétitif. Une image que l’expérience de Jetro nuance. À la Mosa Ballet School, l’exigence est forte, mais elle s’inscrit dans un cadre collectif. « Avec le temps, la Mosa est devenue une vraie famille », dit‑il. Portée par des valeurs d’excellence, de bienveillance et de collaboration, l’école défend cette approche plus consciente de la compétition, où l’on avance autant grâce aux autres que pour soi-même.

Une solidarité qui se joue aussi loin des projecteurs. Ils étaient quelques-uns à être sélectionnés pour le Prix de Lausanne, et Jetro raconte qu’ils ont été portés par toute l’école, réunie lors de la dernière répétition pour les soutenir jusqu’au bout. C’est une atmosphère qu’il a retrouvé à Lausanne. À rebours de la rivalité qu’il imaginait, il découvre un climat ouvert et bienveillant. « Je pensais que ce serait beaucoup plus compétitif… mais tout le monde était surtout heureux d’être là. » Ici, la compétition devient intérieure : les autres ne sont plus des adversaires, mais des repères, des sources d’élan et d’apprentissage.

De la maîtrise technique à l’expression personnelle

À un certain niveau, la technique ne suffit plus à distinguer les danseurs, tous atteignant un haut degré de précision. La différence se joue alors dans une dimension plus subtile et personnelle. « J’aimerais que le public ressente à quel point j’aime danser, et l’histoire que je raconte sur scène. » Pour Jetro, il ne s’agit plus seulement d’exécuter un pas avec justesse, mais d’y insuffler quelque chose qui lui est propre — une recherche qui s’affine avec l’expérience, au fil des répétitions et des scènes. Au Prix de Lausanne, cette prise de conscience agit comme un point de bascule. L’événement ouvre la voie vers un objectif plus clair — intégrer un jour une grande compagnie — mais surtout, vers une conviction nouvelle. « Maintenant, je sais précisément pourquoi je m’entraîne. » 

Mosa - Jetro Thijs - 3

Progresser, jour après jour

Les applaudissements passent. Chez Jetro Thijs, ce qui demeure, c’est l’élan du quotidien et la rigueur silencieuse qui font de lui le danseur qu’il est aujourd’hui. Une exigence qui dépasse la scène et fait écho à la vision portée par Delen Private Bank

Delen Private Bank a à cœur de soutenir des institutions engagées sur le long terme, notamment la Mosa Ballet School. Chaque parcours – collectif ou individuel – comporte des moments clés. Disposer d’un accompagnement solide et d’une vision claire dans de tels instants permet de poser des bases durables et de se projeter sereinement vers l’avenir.